Notre mission

Participer à l’effort mondial visant à diminuer la mortalité maternelle en Afrique. Notamment, diminuer la prévalence des fistules chez les femmes africaines par l’amélioration des conditions d’accouchement et par les interventions chirurgicales.

Nos objectifs

  • DÉVELOPPER des programmes de prévention et de sensibilisation pour permettre des accouchements heureux et pour réduire le nombre de nouvelles fistules.
  • OFFRIR des soins médicaux et chirurgicaux aux femmes vivant avec une fistule obstétricale.
  • AIDER à la réhabilitation physique, psychologique et socioéconomique des femmes opérées d’une fistule obstétricale.
  • FORMER le personnel médical Africain et Canadien a la prévention de la mortalité maternelle et au traitement des fistules obstétricales
  • SENSIBILISER la population canadienne aux enjeux de la santé maternelle dans les pays africains.

VOIR NOTRE PLAN STRATÉGIQUE 2017-2022

QU’EST-CE
QU’UNE FISTULE

Les fistules vésico-vaginales représentent un problème de santé publique majeur dans les pays en développement, particulièrement en Afrique sub-saharienne et en Asie du Sud, un problème qui est maintenant pratiquement inexistant dans les pays occidentaux. La grande majorité de ces fistules sont dues à des accouchements laborieux, mais les viols, les traumatismes sexuels chez les enfants mariées très tôt et les pratiques d’excision du clitoris contribuent au phénomène.

Les fistules obstétricales se produisent lorsqu’il y a un écart important entre la taille du fœtus et l’espace pelvien disponible (une disproportion cephalopelvienne). Le fœtus reste bloqué dans le canal vaginal, cela peut durer de 3 à 5 jours, et les tissues du vagin, de la vessie et du rectum sont compressés et finissent par mourir en laissant un fistule (un trou) entre le vagin et la vessie ou le rectum et la vessie. Le feotus meurt dans la plupart des cas et la femme se retrouve avec une incontinence d’urine ou de selles due à la fistule. En plus de l’écoulement continu d’urine, ces femmes sont souvent rejetées par leur mari, leur famille et leur communauté. Elles ne peuvent pas utiliser les transports en commun, marcher durant de longues périodes, rester dehors avec des amies, cuisiner, participer aux événements sociaux et religieux, ou aller à la mosquée. Comme la plupart se retrouvent sans enfants, ces femmes sentent qu’elles ne peuvent assumer leur rôle dans la société ni en tant que mère, ni en tant que femme ou épouse.

On estime qu’il y a plus de 2 millions de cas de fistules à travers le Monde et le principal facteur de risque pour le développement d’une fistule est le manque d’accès à des soins obstétricaux lors des accouchements difficiles.